lundi 4 juin 2012

Prendre opposition


S’il y a bien une chose à laquelle vous ne croyez plus du tout, c’est la résolution du conflit israélo-palestinien. Il y a plusieurs années, vous vous y êtes plongé à l’occasion d’un documentaire, diffusé sur une chaine du câble, qui réexpliquait avec force détails toutes les étapes de cette rivalité. Vous croyez avoir compris, mais êtes bien en peine de distinguer les good guys des bad guys.

Tenace, vous vous êtes intéressé aux livres traitant du sujet en tenant compte de l’identité des auteurs, leurs vécus et leurs probables inclinations pour un camp ou pour l’autre. Les éditeurs rechignant à les décrire avec exhaustivité, vous vous êtes souvent cogné contre le mur de la transparence, mais n’y avez pas renoncé pour autant. Après recoupements, vous avez retenu une poignée de livres susceptibles d’être objectifs, ou au moins de minimiser le point de vue personnel de l’auteur – inhérent à toute enquête de terrain. Vous les avez lus, consciencieusement. Véritables mines d’or historique, ils n’ont pas su vous faire prendre position pour l’un ou l’autre camp.

Las ! Vous vous êtes alors tournés vers des associations, des groupes de sympathie, des mouvements organisant des conférences, des colloques et des journées de réflexion. Vous avez fait dix fois le tour de la ville et découvert plusieurs bâtiments auxquelles vous n’aviez jamais prêté attention. Vous avez rencontré des intellectuels, des curieux et quelques gros cons. Vous avez rarement regretté avoir faire l’effort de vous déplacer.

Vous en êtes resté là, avec vos certitudes et vos doutes. Votre côté manichéen s’en agace, mais la situation demeure trop complexe pour apposer un simple modèle noir/blanc dessus. C’est en commençant, tout dernièrement, la série télévisée Dexter que votre conclusion a pris tout son sens.



Et là, votre côté manichéen vous fait franchement la gueule.

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